Jordan Monnet · Le créateur de Studio Monjo
Pourquoi je fais
des cahiers.
Je suis un artisan français à Séoul. Je plie, couds et vérifie chaque cahier moi-même. Mais ce qui m’intéresse le plus, c’est ce qui se passe une fois qu’il quitte mes mains.

Pourquoi un cahier ?
Ma grand-mère a appris à écrire au porte-plume. J’ai grandi avec des stylos-plume. Plus tard, j’ai travaillé de nombreuses années dans l’intelligence artificielle. Les outils ont changé, mais le geste d’écrire m’est resté : un stylo, de l’encre, du papier et la pause avant une ligne.
Travailler avec des mots que l’on peut générer si vite m’a fait apprécier autre chose : prendre le temps d’écrire à la main et laisser une pensée vagabonder. Studio Monjo est né de ce sentiment.
Un cahier fait une place à ce temps. On peut y retourner une idée, rayer quelques mots, dessiner à côté ou laisser une page inachevée. Il garde la manière dont on pense, autant que les mots que l’on finit par choisir.
Pourquoi le fabriquer à la main ?
Plier les feuilles, passer le fil dans le dos, vérifier le cahier terminé : ces petits gestes se répètent, mais ils rendent l’objet personnel. Chaque cahier porte un peu de mon temps et de mon attention.
Je laisse les pages blanches. Il y a des guides lignés et quadrillés si vous en avez besoin, mais aucune manière imposée de remplir le cahier. J’aimerais que le soin que je mets à le fabriquer donne à quelqu’un d’autre l’envie de s’en servir.
Je mets mon âme dans chaque cahier,
pour que vous puissiez le remplir de la vôtre.

Roby
Voir le monde avec Roby
Roby est un petit robot qui découvre le monde des humains. À travers ses yeux, je dessine des moments que l’habitude peut nous faire oublier : des pétales qui tombent, une bibliothèque, une promenade sous les arbres.
J’ai envie de regarder à nouveau ce qui nous rend humains, ce qui rend notre monde beau et surprenant. Chaque cahier illustré porte le début de cette histoire. Ses pages blanches laissent une place à la vôtre.
La collection RobyQuand le cahier change de mains
Une histoire qui m’est restée.
Sur un marché, un enfant s’est passionné pour l’histoire de Roby. Il voulait dessiner dans le cahier et inventer sa prochaine aventure, et a mis beaucoup d’énergie à convaincre sa mère.
Quand le cahier a enfin été à lui, il m’a demandé d’écrire un petit mot sur la première page. J’ai aimé l’idée qu’une histoire que j’avais commencée puisse continuer dans l’imagination de quelqu’un d’autre. J’espère toujours que ce cahier se remplit de ses propres et merveilleuses histoires.
C’est pour cela que les rencontres sur les marchés comptent autant pour moi. J’écoute ce que les gens voient dans une couverture, ce qu’ils ressentent pour Roby et ce qu’ils veulent mettre sur les pages. Je garde ces échanges avec moi quand je retourne au studio.
Jordan MonnetArtisan et illustrateur · Séoul
